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Perte de cheveux femme : focus sur l’alopécie de traction

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Perte de cheveux progressive qui peut être évitée, l’alopécie de traction apparait au niveau du haut du crâne (zone frontale), des tempes, et de la zone située autour des oreilles, particulièrement chez les femmes aux cheveux afro.

Quelles sont les causes de cette forme de chute de cheveux ?

Quels traitements ou solutions envisager quand on souffre de perte de cheveux par traction quand on est une femme ?

Comment l’éviter ?

Alopécie de traction : une forme de chute de cheveux chez la femme

La chute de cheveux n’épargne pas les femmes. Si elles sont moins souvent touchées par la calvitie – alopécie androgénétique – leur perte de cheveux peuvent prendre diverses formes, et leurs causes potentielles peuvent être multiples.

Parmi elles :

  • L’alopécie androgénétique : la calvitie féminine est causée par les effets de l’hormone androgène dihydrotestostérone (DHT), qui en se liant aux follicules pileux les empêcher de produire de nouveaux cheveux chez les femmes prédisposées génétiquement. Elle se présente différemment que chez l’homme, et elle est souvent plus diffuse ;
  • Le stress, une maladie / infection, un traitement médicamenteux : en général, cela induit une perte de cheveux dite télogène (effluvium télogène) ou anagène (par exemple après lors d’une chimiothérapie) ;
  • Des carences nutritionnelles, en particulier les déficiences en fer ;
  • Une infection fongique au niveau du crâne, comme la teigne ;
  • Les maladies auto-immunes entrainant une pelade (alopécia areata), soit une forme de chute de cheveux en “patch” ;
  • Des coiffures trop serrées, tirées, qui vont tirer sur le cheveu et le follicule qui va s’endommager : l’alopécie de traction, également appelée alopécie du chignon ;
chignon haut ou queue de cheval serree - The Clinic Paris

A quoi est due l’alopécie de traction ?

L’alopécie chronique de traction se développe lorsqu’il y a mise en tension répétée de la tige pilaire. Progressivement, cela a pour conséquence d’endommager les cheveux, leurs racines et les follicules pileux. Les cheveux n’ont pas le temps de pousser et grandir, car ils sont arrachés, limitant ainsi la repousse.

Cette forme de chute de cheveux traumatique est plus fréquente chez les femmes aux cheveux afro mais peut se développer chez n’importe qui, et dépend avant tout des pratiques capillaires créant une tension : tissages, nattes (braids, plaits), tresses (vanilles, cornrow), chignons (bun) ou queues de cheval très serrées ou trop lourdes, port de dreadlocks, d’extensions et rajouts de cheveux, etc.

femme avec tissage

Alopécie de traction cheveux crépus

L’alopécie de traction dite « chronique » est particulièrement observée chez les femmes d’origine africaines, afro-caribéennes et afro-américaines, aux cheveux crépus.

Selon leurs préférences de coiffage, elles pratiquent souvent des défrisages (cheveux lissés), portent des tissages ou ont d’autres habitudes capillaires serrées ou particulièrement lourdes qui vont tirer de façon permanente sur la racine.

A noter que l’utilisation combinée de produits chimiques particulièrement agressifs constitue un facteur aggravant car ils fragilisent le cheveu. Idem pour l’utilisation du sèche-cheveux très chaud, de même que les plaques.

cheveux afro défrisés et fins

Parfois, la tension exercée crée une inflammation de type folliculite.

Le problème est que la structure même du cheveu frisé ou crépu, sa croissance (plus lente) et sa densité prédisposent à développer ce type d’alopécie. Alors que les cheveux de type caucasien vont plutôt se casser, les cheveux afro vont s’étirer puis s’arracher. Ce sont des cheveux fragiles qui demandent au contraire beaucoup de douceur et de soin.

Selon une étude sud-africaine₁, la prévalence de cette forme de chute de cheveux est croissante avec l’âge : 17 % entre 6 et 21 ans et 31 % chez les plus de 18 ans.

Comment éviter l’alopécie de traction ?

Il est nécessaire d’être vigilante et attentive vis-à-vis de cette forme d’alopécie qui peut créer de véritable complexes, et ce, dès l’enfance !

Surtout, un cercle vicieux peut s’installer : souhaitant camoufler sa perte de cheveux, la personne peut par exemple ajouter des extensions ou porter des tissages et qui ne font qu’aggraver la situation.

De plus en plus de femmes aux cheveux afro, conscientes de ces risques, décident d’opter pour une transition capillaire. Enportant fièrement leurs cheveux bouclés, frisés ou crépus au naturel, elles laissent ainsi les coiffures plus élaborées aux occasions spéciales ou à titre exceptionnel.

Femme noire avec cheveux au naturel

Alopécie de traction et repousse

Si vous souffrez d’alopécie de traction, quelles solutions envisager ?

Evidemment, mieux vaut prévenir que guérir mais l’alopécie de traction n’est pas toujours une fatalité. Dans certains cas, en stoppant totalement les pratiques capillaires à risque, les cheveux repoussent.

D’autres solutions peuvent être possibles, et vont dépendre du stade et de la gravité de l’alopécie :

  • Une greffe de cheveux : chez The Clinic à Paris, la greffe de cheveux FUE sur cheveux afro est possible. A l’aide du punch hybride, en forme d’entonnoir dont seuls les bords externes sont coupants, il est possible d’extraire des follicules pileux frisés sans les endommager ;
  • Le minoxidil topique à 2 % peut être proposé pour favoriser et stimuler la repousse, pendant quelques mois ;
  • Dans certains cas, on peut envisager la micropigmentation du cuir chevelu, une sorte de tatouage qui va donner une impression de densité capillaire ;
Punch hybride zoom
Punch hybride zoom

Si vous souffrez d’alopécie, contactez d’abord votre dermatologue ou votre médecin traitant. The Clinic pourra vous recevoir ensuite pour vous conseiller la meilleure approche de traitement.

Références

Khumalo NP, Jessop S, Gumedze F, Ehrlich R. Hairdressing and the prevalence of scalp disease in African adults. Br J Dermatol 2007;157:981—8

Les alopécies par traction – N. Kluger a, B. Cavelier-Balloy b, P. Assouly

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