Calvitie Vs pelade : comment les différencier ?

par | 29 janvier 2021

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Les deux sont une forme d’alopécie (chute de cheveux) qui peut toucher les hommes comme les femmes, mais dont les causes, l’aspect et l’évolution sont bien différents. Vous commencez à perdre vos cheveux ?  Comment reconnaitre un début de calvitie (alopécie androgénétique) ou au contraire une pelade ? The Clinic vous l’explique.

Pelade Vs calvitie : deux évolutions

Pelade et calvitie sont deux pathologies à part entière et elles se manifestent donc de manières totalement différentes, mais très caractéristiques, au niveau du cuir chevelu.

La calvitie masculine

Typiquement, l’évolution d’une calvitie masculine est assez “facile” à reconnaitre, d’autant que chez les hommes qui commencent à perdre leurs cheveux, c’est elle qui en est la cause dans la grande majorité des cas.

Pour reconnaitre un début de calvitie, il y a certains signes avant-coureurs :

  • Une ligne capillaire qui semble reculer (ou un front qui semble s’agrandir par opposition !)
  • Une ligne capillaire prenant peu à peu la forme d’un M, avec les golfes temporaux de plus en plus marqués
  • Un affinement des cheveux, notamment au niveau de la ligne capillaire, mais aussi au niveau du vertex (haut du crâne)

Ensuite, l’évolution est progressive, sur plusieurs années, et un homme qui souffre d’alopécie androgénétique passe donc par différents stades de calvitie, propre à cette pathologie du cuir chevelu qui touche au moins 10 millions d’hommes en France : la ligne recule de plus en plus, les golfes se creusent, puis peu à peu le haut du crâne devient de plus en plus clairsemé. Dans certains cas de figure, la perte est d’abord plus importante sur le vertex (la calotte). Ainsi, au dernier stade de calvitie, il ne reste des cheveux que sur les côtés et l’arrière de la tête, le reste étant chauve.

A noter que tous les hommes qui souffrent de calvitie n’arrivent pas forcément au dernier stade.

En outre, la calvitie masculine peut survenir très tôt, dès la vingtaine.

La calvitie féminine

Elle survient la plupart du temps à la ménopause (et nous vous expliquons cela plus bas) et son évolution est très différente. Pas de recul de la ligne capillaire, mais une perte de cheveux qui débute au niveau de la raie du haut du crâne. Seulement 3 stades de calvitie féminine existent, et une femme en souffrant ne finit jamais chauve. Bien souvent la perte s’accompagne d’un affinement important de la chevelure, de sorte que l’alopécie semble diffuse sur toute la tête.

Les femmes sont beaucoup moins touchées par la calvitie féminine que les hommes ne le sont pas la calvitie masculine. Ce qui n’empêche pas que beaucoup de femmes souffrent d’autres formes de chute de cheveux rendant le diagnostic plus complexe, les causes d’une alopécie féminine étant plus variées : carences diverses, dérèglements hormonaux, prise de médicaments, etc.

La pelade par plaques

La pelade par plaques – qui est la forme de pelade la plus répandue – se caractérise par l’apparition progressive ou très rapide de plaques chauves, lisses et sans rougeurs de formes arrondies au niveau du crâne. L’évolution est incertaine, très imprévisible, mais dans la plupart des cas de pelade “classique”, cette chute est transitoire et les cheveux repoussent.

Pelade vs Calvitie : des causes différentes

Calvitie : homme ou femme, même causes

L’alopécie androgénétique est une pathologie du cuir chevelu qui va emballer le cycle du cheveu, et épuiser, peu à peu, les follicules pileux, qui ne produisent ensuite plus aucun cheveu. Cela est dû à l’action destructrice de la DHT, une sous-hormone de la testostérone, qui, sous l’action d’un enzyme, attaque le follicule pileux, mais uniquement chez les personnes qui y sont prédisposées génétiquement.

Chez la femme, c’est le même principe. En revanche, jusqu’à la ménopause, elle est plus ou moins “protégée” contre l’action de la DHT. Chez les femmes prédisposées génétiquement aussi, les hormones féminines en baissent au moment de la ménopause n’arrivent plus à contrer l’effet de la DHT sur les follicules, ce qui explique que la calvitie féminine apparaisse le plus souvent à ce moment-là.

Pelade : une maladie du système immunitaire

Pour la pelade, c’est différent : elle est en réalité une maladie auto-immune qui atteint le système immunitaire et cause des pertes de cheveux localisées, par plaques. Mais les causes profondes sont encore mal connues.

Certaines formes de pelade sont plus agressives – comme évoqué plus haut, l’évolution d’une pelade est très imprévisible –, mais également plus rares, et touchent tous les cheveux, et parfois tous les poils du corps (“pelade universelle”).

Parfois les cheveux repoussent mais là, idem : la repousse est imprévisible, elle peut prendre beaucoup de temps. Parfois, l’état est permanent.

Pelade et calvitie : quels traitements ?

Dans notre article “Tout Savoir Sur la Pelade”, nous évoquons les traitements aujourd’hui proposés en cas de pelade. Nombreux, parfois lourds, pas toujours efficaces, on peut aussi comprendre que certaines personnes décident finalement de s’assumer, bien que le chemin vers l’acception de soi soit difficile, comme le fait Amélie, une jeune femme souffrant de pelade depuis l’âge de 4 ans. Elle a décidé de se raser la tête il y a peu et elle en parle sur son compte Instagram @Hellopecia.

Quant à la calvitie, de nombreux traitements permettent de la ralentir, voire de la stopper quand on décèle ses premiers signes. Nous évoquons les traitements qui marchent par opposition aux traitements “miracles” pour lutter contre cette forme de chute de cheveux.

L’avis de THE CLINIC

Un doute sur votre chute de cheveux ? Consultez l’avis d’un dermatologue sans plus tarder, ce professionnel de santé vous aiguillera ensuite vers le ou les traitements les plus appropriés. Vous pourrez ensuite prendre rendez-vous avec l’un de nos experts pour plus d’information concernant les solutions à votre disposition en matière de chute de cheveux.

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