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Les dangers des greffes pas chères

Greffe de cheveux low cost : Pourquoi les Turcs eux-mêmes n’en veulent pas

Avec la fermeture des frontières en raison de l’épidémie de COVID-19, un nombre croissant et supplémentaire de patients souffrant d’une greffe de cheveux ratée faite à l’étranger, et notamment en Turquie, ont pris contact avec l’équipe médicale de THE CLINIC.

Nous avons reçu une affluence d’appels, concernant essentiellement des petites interventions de greffe capillaire, soit entre 1000 et 1500 greffons (soit environs 2500/3500 cheveux), vendues en Turquie comme des sessions équivalant au double.

L’occasion de revenir sur le phénomène des greffes pas chères en Turquie et de leurs centres low costet d’en répertorier les véritables dangers. Et ce n’est pas seulement nous qui le disons : la société française de chirurgie restauratrice de la calvitie (étant la société française de référence auprès de l’International Society of Hair Restoration Surgery (ISHRS), référence mondiale sur la chirurgie de l’alopécie regroupant tous les pays membres) a déjà tiré, à maintes reprises, la sonnette d’alarme.

Rappel sur la pratique de la greffe de cheveux en France

La greffe de cheveux, c’est un peu particulier. Il s’agit d’une spécialité médicale dont la pratique peut être effectuée par absolument n’importe quel médecin, et ce, peu importe sa spécialité d’origine : un dermatologue peut la pratiquer, un médecin généraliste, etc. Et ceci est le cas pour tous les pays Européens, dont la Turquie.

Le développement des offres pas chères en greffe de cheveux

Avec internet et les “cookies”, difficile de passer au travers des publicités et du marketing ! Ainsi, si vous avez fait des recherches sur le web parce que vous perdez vos cheveux et que vous songez à des implants capillaires, impossible de passer entre les mailles des filets des pubs vous proposant des prestations de greffe de cheveux à des prix imbattables, la plupart en Turquie, un pays qui se targue d’être le spécialiste du tourisme médical.

Le marketing sur le prix en greffe de cheveux : un leurre

Dans ces grands centres spécialisés en greffe de cheveux low cost, un indice de taille : il n’y a souvent que des étrangers – ou presque. Pas de Turcs.

Non, les Turcs qui souhaitent réaliser une greffe de cheveux s’en remettent à des chirurgiens généralement émérites qui pratiquent des prix finalement pas éloignés de ceux qui sont pratiqués en France, et chez THE CLINIC.  Etonnant ? Pas vraiment. Ils savent tout simplement que ce marketing auprès d’une clientèle étrangère chauve, souvent désespérée de voir son crâne se dégarnir mais disposant de peu de moyens est un leurre ; que la souffrance psychologique liée à la perte de cheveux peut être si forte qu’on est prêt à tout, et surtout à se faire avoir, aveuglé par des campagnes marketing ciblées et peu scrupuleuses dont l’objectif est pourtant clair : le profit. Une fois sur place, on vous vend littéralement du rêve…qui peut virer au cauchemar.

La greffe de cheveux pas chère : vous vous faites avoir

La greffe de cheveux, ce n’est pas de la magie ! Sa pratique est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. Il ne s’agit pas simplement de prendre des cheveux à un endroit et de les replanter ailleurs.

Alors c’est quoi les problèmes principaux de ces centres low cost ?

  • La surévaluation des quantités de greffons

La spécialité Turque, c’est d’annoncer des chiffres de cheveux qui sont conséquents pour vous laisser croire que vous allez avoir une session incroyable et donc plein de cheveux…pour vous vendre du rêve et donc faire du chiffre (puisqu’ils vendent au nombre de cheveux).  Sauf que la plupart des patients n’ont pas besoin d’autant de cheveux ! Pourtant, des greffes futures peuvent être à prévoir, notamment quand on souffre de calvitie précoce

  • La mauvaise gestion de la zone donneuse

Tout ceci mène naturellement à une gestion bien souvent catastrophique et anarchique de la zone donneuse du patient. Une zone précieuse, qui n’est pas inépuisable et d’une densité variable d’un patient à l’autre. Car si l’on vous extrait plus de cheveux que de raison, et que vous continuez à les perdre, où va-t-on puiser les nouveaux greffons si votre zone donneuse est détruite ?

  • Le manque cruel de transparence

Mais ça, vous ne le saurez jamais car il y a une vraie impossibilité du patient à savoir réellement combien de greffons ont été prélevés et, surtout, combien ont été implantés et comment : quid du nombre de follicules pileux sectionnés qui ne repousseront pas ?

  • Il n’y a aucune standardisation des protocoles de soins

Les patients qui vont en Turquie nous parlent de clinique(s), de centres, et non de médecin/praticien. Vous arrivez le matin dans une pièce, où quelques 15 autres hommes sont également assis dans l’attente d’une intervention, et où personne ne parle français. Vous ne savez pas qui va vous opérer, ni vraiment comment : qui est médecin, qui ne l’est pas, qui fait quoi ? Un traducteur tourne et passe dans plusieurs pièces et va s’exprimer avec vous en anglais.

Cela veut dire que même si votre meilleur ami s’est fait greffer des cheveux dans cette clinique et qu’il en est satisfait – bien qu’il n’ait pas vraiment de moyen de comparaison et que chaque cas soit différent (type de cheveux, évolution de la calvitie, taille du crâne, qualité de la peau, densité de la zone donneuse, etc.) –, vous n’avez strictement aucune garantie que cela se passe de la même manière pour vous.

Il n’y a donc absolument aucune standardisation des soins, c’est-à-dire un protocole strict et précis qui garantit à chaque patient l’excellence du résultat, résultat pouvant être ainsi reproduit pour chaque patient. C’est du one shot. C’est à la chaîne.

Un dispositif “spécial étrangers”

Tout cela, les Turcs le savent. En réalité, le coût moyen d’une greffe réalisée par un praticien reconnu en Turquie est de 6000 Euros…dont la patientèle est 100% turque. Une patientèle certes aisée, mais pas d’étrangers. Car les étrangers, appâtés insidieusement par le prix et non par une qualité de travail ou un savoir-faire, ne viennent pas en Turquie pour payer le même prix qu’en France, et pourtant, en payent souvent le prix fort.

Conclusion, les centres low cost en Turquie ne font pas de miracles, par contre ce sont d’excellents commerciaux : ils vous ont précisément ciblé, vous qui perdez vos cheveux, qui en souffrez mais dont le budget est très limité et qui sera de passage 3 jours sur place.

Souhaitez-vous vraiment confier votre tête et votre apparence à des personnes qui souhaitent avant tout faire du chiffre, sans suivi post-opératoire ?

L’importance du suivi post-opératoire

Il est primordial : chaque patient réagit différemment à la greffe. Chez THE CLINIC, nous pensons qu’il est important de vous voir 4, voire 5 fois entre le jour de l’intervention et le résultat définitif d’une greffe capillaire (entre 12 et 14 mois).

Parfois, il peut être nécessaire de proposer ensuite des traitements complémentaires en fonction de la repousse et de la qualité du cheveu, qui varient d’un patient à l’autre : de la mésothérapie capillaire, de la LED pour améliorer la cicatrisation, etc.Une greffe de cheveux ne doit pas être évaluée sur le prix, mais sur les compétences et le savoir-faire du médecin qui vous prend en charge et de son équipe médicale, sur la transparence et sur l’accompagnement, pour un projet de greffe de cheveux réussi et sur le long-terme.

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